Suivez-vous la bonne voie?

Suivez-vous la bonne voie?

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Introduction:
Suivre la bonne voie, vous me direz peut être que ce n’est pas si évident que cela!

C’est vrai que l’on a tous une histoire personnelle et que l’on a tous marché à un moment de notre vie dans la voie tracée de nos pères. On a tous un héritage culturel, éducatif et sociologique qui nous a parfois emprisonnés dans un profond sillage de pensées et d’habitudes.

La bible ne dit-elle pas au Proverbes 22/6: “Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre; et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas.”?
Littéralement, ce verset pourrait se traduire par: “Inaugure une voie à l’enfant et entraîne-le dès le début de sa vie dans cette direction, et quand il vieillira, il ne s’en écartera pas.”

Connaissez-vous l’expression: “prendre le pli”?

Que l’on en est conscience ou pas, l’éducation d’un enfant est extrêmement importante.
Et quand je parle d’éducation, je ne parle pas de principes théoriques, de paroles jetées en l’air ou de préceptes idéalistes, je parle d’un modèle de vie pratiqué par les parents au jour le jour.
L’enfant est une vraie éponge: il se nourrit de ce qu’il voit et reçoit, particulièrement de ses parents.
Son coeur est comme un terrain vierge prêt à être ensemencé autant par les bonnes que par les mauvaises graines…!
C’est aux adultes qui l’entourent de veiller sur son coeur, car ce qui s’y plantera, germera, s’enracinera et portera différents fruits.
Le terrain dans lequel vous élevez votre enfant est donc primordial!
Le climat de paix ou de guerre, l’ambiance remplie d’amour ou de haine, le mode de communication que vous utilisez en sa présence, tout aura des effets positifs ou négatifs sur sa vie présente et future.
L’important ce n’est pas ce que vous dites mais ce que vous êtes!

Voilà, le modèle que suivra votre enfant!

Que vous le vouliez ou non, votre vie influence celle des autres d’une façon ou d’une autre!
Suivez donc la bonne voie afin de ne pas induire les autres en erreur!

Mais qu’est-ce qu’une voie en réalité?

Le mot “voie” est tiré de l’hébreu “derek” qui signifie: Chemin, voyage, direction, habitude, cours de la vie et caractère moral.
Le cours de notre vie est une voie à lui-même, il trace un sillage pour nous et pour ceux qui nous suivent.
Notre vie est un long voyage tracé par nos habitudes et nos particularités morales.
Nous suivons ainsi une direction choisie et plus ou moins droite qui nous amène tous à une finalité.
Notre voie a eu un commencement et aura une fin, à nous de choisir quel trajet nous voulons suivre pour que l’issue soit la meilleure possible.

En parlant des hommes sans Dieu, le prophète Esaïe a dit au chapitre 53/6: “Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie…”
Heureusement Jésus le bon berger est venu vers nous pour nous montrer la voie, et non seulement il nous l’a indiquée, mais il est lui-même la voie à suivre.

Il a dit dans Jean 14/6: “Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.”
La venue de Jésus Christ sur la terre, sa mort et sa résurrection nous ont ouvert une voie nouvelle, celle de la vie et de la bénédiction.
Au moment où nous choisissons de délaisser notre propre voie pour suivre la sienne, nous nous convertissons.

La conversion n’est autre qu’un changement de voie!

Désormais nous prenons la résolution de marcher à contre courant du monde qui court à sa perdition, pour marcher dans le chemin étroit, sur les pas de notre Seigneur et sauveur Jésus Christ.
La rencontre que nous faisons un jour avec le Christ, nous place devant un choix capital, à la croisée de deux chemins.

Qu’allons-nous choisir: la voie de nos pères ou celle de Dieu?
Nous ne pouvons marcher sur deux chemins à la fois…
Si vous vous posez encore des questions et doutez du chemin à prendre, vous ne pourrez rien recevoir de Dieu et resterez bloqués sur place.
L’apôtre Jacques a parlé de cela dans son épitre au chapitre 1/6 à 8: “Celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d’autre. Qu’un tel homme ne s’imagine pas qu’il recevra quelque chose du Seigneur: c’est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies.”
Si jusqu’à maintenant, vous avez tourné en rond et cloché des deux pieds en ne sachant sur lequel danser, l’épitre aux Hébreux 12/13, vous donne un bon conseil: “Suivez avec vos pieds des voies droites, afin que ce qui est boiteux ne dévie pas, mais plutôt se raffermisse.”
Ne soyez plus esclave de votre histoire ou de votre éducation, Jésus vous a ouvert une voie nouvelle, qui va dans la direction opposée et vous libère du passé.

  1. Jéroboam suivit la voie de Dieu.
    Revenons-en à l’histoire de Jéroboam.
    1 Rois 11/26 nous informe que cet enfant ne connut pas son père, décédé avant sa naissance.
    “Il avait pour mère une veuve nommée Tserua”

Malgré cela l’enfant grandit en force, en vaillance et en compétence, puisqu’il nous est dit au verset 28 que: “Jéroboam était fort et vaillant; et Salomon ayant vu ce jeune homme à l’oeuvre, lui donna la surveillance de tous les gens de corvée de la maison de Joseph.”
Si le jeune garçon fut élevé sans père, il réussit qu’en même à avoir de bonnes capacités physiques, intellectuelles et morales.
Habile et dégourdi, il avait assez de compétence pour être remarqué par le roi Salomon et pour être embauché à ses ordres comme surveillant du personnel effectuant les corvées.
Le roi rempli de sagesse choisit ce jeune homme pour le servir et lui donna des responsabilités assez importantes.
S’il le désigna à ce poste, c’est qu’il avait vu en lui des qualités de fiabilité, de courage et de résistance.

On pourrait se dire que le roi avait fait le choix des yeux et qu’il s’était fié à son bon sens pour appeler Jéroboam à son service. Mais ce qui peut paraitre plus étonnant, c’est que Dieu aussi avait les regards sur le jeune homme et lui aussi avait résolu de l’appeler à son service.
Nous lisons aux versets 29 à 31: “Dans ce temps-là, Jéroboam, étant sorti de Jérusalem, fut rencontré en chemin par le prophète Achija de Silo, revêtu d’un manteau neuf. Ils étaient tous deux seuls dans les champs. Achija saisit le manteau neuf qu’il avait sur lui, le déchira en douze morceaux, et dit à Jéroboam: Prends pour toi dix morceaux! Car ainsi parle l’Eternel, le Dieu d’Israël: Voici, je vais arracher le royaume de la main de Salomon, et je te donnerai dix tribus.”

En fait, Dieu avait envoyé son prophète Achija pour avertir Jéroboam qu’il allait régner sur dix tribus d’Israël. Le choix de Dieu ne se discute pas et sa volonté pour Jéroboam n’était pas un petit plan de moindre importance. La voie du futur roi était tracée par Dieu et révélée à travers la bouche de son prophète (versets 37-38): “Je te prendrai, et tu régneras sur tout ce que ton âme désirera, tu seras roi d’Israël. Si tu obéis à tout ce que je t’ordonnerai, si tu marches dans mes voies et si tu fais ce qui est droit à mes yeux, en observant mes lois et mes commandements, comme l’a fait David, mon serviteur, je serai avec toi, je te bâtirai une maison stable, comme j’en ai bâti une à David, et je te donnerai Israël.”

Le ton était donné, la direction de sa vie aussi et de merveilleuses promesses annoncées.
Dès lors, Jéroboam prit avec sérieux la parole de l’Eternel et commença à entrer dans la voie de Dieu.
Comme autrefois, Saül avait cherché à tuer David, Salomon chercha à faire mourir Jéroboam.
Alors, Jéroboam se leva et s’enfuit en Egypte et y demeura jusqu’à la mort de Salomon.
Jusque là, le plan de Dieu se déroulait sans encombre et malgré les circonstances pénibles, le jeune homme demeurait fidèle dans la voie du Seigneur.
A la mort de Salomon, son fils Roboam fut désigné comme roi sur Israël, mais c’était un roi dur et insensé qui fut rejeté par dix des douze tribus et cela à la faveur de Jéroboam.
Le jeune homme avait su conserver sa sagesse, son courage et toutes ses compétences pour faire face au roi Roboam et lui ravir son royaume.
En suivant la voie de Dieu, Jéroboam se distingua des autres hommes.
Il fut un bon stratège, capable de discerner les pièges de ses ennemis et un bon porte-parole rempli d’amour fraternel et de sagesse pour recevoir l’approbation et la confiance du peuple.

  1. Jéroboam suivit sa propre voie.
    Malheureusement, quand la prophétie s’accomplit et que le jeune roi put enfin régner sur les dix tribus d’Israël, il résolut brusquement de se détourner des conseils du prophète et il s’éloigna de Dieu en désobéissant à ses ordonnances, en ne marchant plus dans ses voies, en se détournant de la droiture et de ses commandements divins.

Quelle résolution insensée!!!

Après des mois d’attente où il vécut en exil, la prophétie s’accomplit, il devient roi et là, au lieu d’obéir scrupuleusement et avec crainte aux conseils du prophète qui lui promettait la bénédiction, voilà que
Jéroboam dérapa complètement du plan divin et n’en fit qu’à sa tête!
Comme quoi, un bon début n’est pas l’assurance d’une fin heureuse!

Commencer à obéir à Dieu ne suffit pas, il faut continuer jusqu’à la fin de notre vie.
Ce n’est pas parce que la bénédiction est arrivée à son accomplissement qu’il faut tout lâcher et abandonner les conseils de Dieu.
Les promesses de bénédictions sont toujours conditionnelles. (verset38) ” Si tu obéis à tout ce que je t’ordonnerai, si tu marches dans mes voies et si tu fais ce qui est droit à mes yeux, en observant mes lois et mes commandements, comme l’a fait David, mon serviteur, je serai avec toi, je te bâtirai une maison stable, comme j’en ai bâti une à David, et je te donnerai Israël.”

Pourquoi Jéroboam a-t-il si soudainement abandonné la voie de l’Eternel?

La réponse se situe aux versets 26 et 27: “Jéroboam dit en son coeur: Le royaume pourrait bien maintenant retourner à la maison de David. Si ce peuple monte à Jérusalem pour faire des sacrifices dans la maison de l’Eternel, le coeur de ce peuple retournera à son seigneur, à Roboam, roi de Juda, et ils me tueront et retourneront à Roboam, roi de Juda.”
“Jéroboam dit en son coeur”, d’autres traductions de la bible disent : ” Jéroboam se dit en lui-même.”

Se parler à soi-même n’est jamais très bon…!

Nos propres pensées, nos réflexions et nos interprétations des circonstances peuvent nous amener sur un terrain instable et pernicieux, loin de la vérité divine.
Dieu n’a-t-il pas dit à travers le prophète Esaïe 55/8-9: “Mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées.”?

Pourquoi Jéroboam n’a-t-il pas consulté Dieu?
Pourquoi ne s’est-il pas souvenu des conditions à la bénédiction pour sa vie?
Pourquoi a-t-il détourné ses voies de celles de Dieu?
Ces questions nous pourrions nous les poser, car combien de fois nous est-il arrivé de nous éloigner de la volonté de Dieu ou de ses commandements envers nous?

L’orgueil, l’amour du pouvoir, le besoin de reconnaissance ou la peur d’être rejeté peuvent nous éloigner de Dieu, tout comme Jéroboam.
Au lieu d’écouter Dieu et de lui obéir, il a choisi d’écouter sa chair et de lui donner libre cours.
Ses mauvais choix l’entrainèrent à la désobéissance…
En dehors des voies de Dieu, le roi ne pouvait plus compter sur la protection, la sagesse et les compétences de l’Eternel. Alors, il puisa en lui les ressources nécessaires à se plans.
Il se confia à nouveau dans son habileté, ses aptitudes à bâtir et à diriger, dans ses forces humaines et son intelligence.
Il n’était pas démuni et pouvait aussi compter sur la loyauté de ses sujets qui lui avaient donné leur confiance.
Jéroboam construisit à ce moment 22 nouveaux sanctuaires, il fit deux veaux d’or, il établit comme prêtres des gens du peuple, qui ne faisaient pas partie de la tribu de Lévi et changea la date des fêtes religieuses que Dieu avait autrefois instaurées.

Oui, Jéroboam réussit à faire tout cela sans Dieu, et même contre Dieu, en s’appuyant sur ses compétences et ses forces personnelles.
Tout semblait lui réussir car ses plans se réalisaient et les gens le suivaient.

Mais cette pseudo réussite n’en était vraiment pas une!!!

Nous pouvons lire au verset 30: ” Il poussa ainsi les gens à pécher.”
Les voies de Jéroboam ne correspondaient pas du tout à celles de Dieu.

D’ailleurs comment peut-on suivre les voies de Dieu à notre façon?

Si nous commençons avec Dieu nous devons poursuivre et finir avec Dieu!
Si nous ne voulons pas dévier de la voie droite de la bénédiction, nous ne pouvons pas nous permettre des écarts et des fantaisies.
Tout pas en dehors de la volonté de Dieu devra être refait dans le sens inverse.
Toute désobéissance devra être confessée.
Toute avancée hors de ses voies nous fera perdre du temps, de l’énergie, des bénédictions et finalement la vie.

Compter sur soi-même, sur son intelligence, ses pensées, ses forces, ses capacités personnelles, c’est faire preuve d’orgueil, d’arrogance et de folie.

Et c’est un péché!

Jérémie 17/5 à 8: ” Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, qui prend la chair pour son appui, et qui détourne son coeur de l’Eternel! Il est comme un misérable dans le désert, et il ne voit point arriver le bonheur; Il habite les lieux brûlés du désert, une terre salée et sans habitants. Béni soit l’homme qui se confie dans l’Eternel, et dont l’Eternel est l’espérance!
Il est comme un arbre planté près des eaux, et qui étend ses racines vers le courant; Il n’aperçoit point la chaleur quand elle vient, et son feuillage reste vert; Dans l’année de la sécheresse, il n’a point de crainte, et il ne cesse de porter du fruit.”

Voyez-vous la différence entre celui qui se confie en Dieu et celui qui se confie ne lui-même?
Malgré les appels de Dieu pour qu’il se repente et change, Jéroboam ne se détourna jamais de sa mauvaise voie et nous pouvons lire au chapitre 13/34 que la maison de Jéroboam a été exterminée et détruite de dessus la face de la terre à cause de son péché.

Conclusion:
Malheureusement, comme nous l’avons vu précédemment, Jéroboam ne se contenta de pécher lui seul, mais il entraina une bonne partie du peuple avec lui. Sa mauvaise influence gagna la majorité d’Israël non seulement durant sa vie, mais même après sa mort!

Avez-vous déjà réfléchi à l’influence que vous avez et que vous aurez sur les autres?

Non seulement vous récolterez ce que vous aurez semé, mais votre semence s’envolera au-delà de ce que vous pouvez imaginer et penser, au-delà de vos limites familiales et temporelles.
Dans 1 Rois 15/34, nous lisons que Baescha, régna à son tour, sur tout Israël pendant 24 ans et qu’il fit ce qui est mal aux yeux de l’Eternel, en marchant dans la voie de Jéroboam et se livrant aux péchés que Jéroboam avait fait commettre à Israël.

28 ans plus tard, Omri régna 12 ans sur Israël, et fit ce qui est mal aux yeux de l’Eternel.
Dans 1 Rois 16/25, nous lisons qu’il agit plus mal que tous ceux qui avaient été avant lui et marcha dans toute la voie de Jéroboam en se livrant aux péchés que Jéroboam avait fait commettre à Israël, et en irritant par leurs idoles le Dieu d’Israël.

Plus de 88 ans après la mort de Jéroboam, on peut lire dans 1 Rois 22/53, qu’Achazia fit ce qui est mal aux yeux de l’Eternel, et qu’il marcha dans la voie de son père et dans la voie de sa mère, et dans la voie de Jéroboam qui avait fait pécher Israël.

La voie tracée par Jéroboam était tellement profonde qu’elle tint captives des générations de rois rebelles et d’israélites dans le péché et la malédiction.
Si Jéroboam avait suivi la Parole de Dieu dès le début de son règne, Dieu l’aurait honoré et lui aurait accordé tout ce qu’il lui avait promis.
La base de notre vie consiste à prendre une décision des plus importantes, celle d’obéir à la parole de l’Eternel quelles qu’en soient les conséquences.

Un tel choix profitera non seulement à celui qui le fait, mais aussi à tous ceux qui l’entourent et lui succèderont.

Votre décision d’obéir peut changer votre vie, celle de votre entourage, de vos descendants et plus encore!

Par contre si vous choisissez comme Jéroboam d’ignorer les conseils de Dieu et d’en faire qu’à votre tête, vous vous créerez une vie de révolte et de péché, une existence compliquée et difficile et un jugement final terrible.

Tous les hommes doivent faire ce choix d’obéir ou non à la volonté de Dieu pour leur vie.
Ce n’est pas seulement une question de reconnaitre Christ pour sauveur ou pas, c’est une question de le suivre pas à pas dans ses voies, dans une obéissance inconditionnelle, ou pas.
1 Pierre 1/14 à 16: ” Comme des enfants obéissants, ne vous conformez pas aux convoitises que vous aviez autrefois, quand vous étiez dans l’ignorance. Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit: Vous serez saints, car je suis saint.”

Alors, suivrez-vous la voie de Jéroboam ou marcherez-vous dans la voie du Seigneur sans vous détourner ni à gauche ni à droite?

Une voie a été tracée depuis la croix jusqu’à l’éternité bienheureuse et c’est à chacun de nous de veiller à y rester. Malheureusement beaucoup en sont sortis et ont choisi la voie de Jéroboam: celle qui finit toujours mal. Suivez la bonne voie, celle qui finit bien et demeurez y peut importe le prix qu’il faut payer pour s’y maintenir.image003

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